Collège Notre-Dame de l’Espérance, Les Brouzils
http://collegeprive-les-brouzils.fr/Des-nouvelles-de-Rome
    4- Des nouvelles de Rome ...

4- Des nouvelles de Rome ...

Buona serra a tutti,

après un voyage long, très long, très très long et de nombreuses questions : "c’est quand qu’on arrive ?", "elle est où la frontière ?", "on mange quand ?" ...nous sommes arrivés sans encombre à Rome.
C’est plus précisément à San Cesario, dans la banlieue de Rome, que nous attendaient nos familles d’accueil. Chaque élève a donc rejoint ses hôtes pour un premier repas romain et surtout une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer demain la visite de la Rome antique !


1er jour : Hier soir, chaque groupe d’élèves a pu rejoindre sa famille. Après une première nuit italienne, tous étaient rassurés et détendus ce matin : ils ont bien mangé (pasta, pasta, pasta) et bien dormi ! Tous les hôtes sont très accueillants et ils ont réussi à communiquer.
Ce matin, nous avons repris le car pour Rome. Quelques péripéties nous attendaient puisqu’un accident et des bouchons nous ont retardés. Nous avons cependant réussi à voir (presque) tout ce qui était prévu : le Colisée nous a impressionnés ce matin, et nous l’avons découvert au milieu d’une foule de touristes. Le forum a présenté plus de difficultés pour s’imaginer les bâtiments de l’époque mais le travail de recherche préalable a bien aidé les élèves à se projeter sur les pas de Titus ou Jules César et à imaginer les Vestales dans leur jardin. La colonne de Trajan a retenu l’attention des 3ème qui vont l’étudier pour leur oral d’Histoire des Arts. Pédagogique, on vous dit.
Ensuite, une promenade autour de la thématique "Rome baroque" sous un soleil généreux et par 28° nous a menés à la Fontaine de Trévi, où quelques-uns ont lancé leur pièce dans l’espoir de revenir un jour à Rome. Les petites rues alentour étaient propices aux premiers achats de souvenirs et nous en avons profité, pour la plus grande joie de tous ; heureux parents, préparez-vous à recevoir stylos, mugs et porte-clés "I love Roma" ! Plus loin, le Panthéon nous attendait avec sa coupole majestueuse. Quelques tours de pâtés de maisons plus tard, c’était enfin la place Navone et ses célèbres fontaines.
Ce soir, tout le monde va bien dormir...
Buona notte !
2ème jour : Aujourd’hui, nous sommes allés à Tivoli, découvrir une villa antique et l’autre baroque...Ce matin, tout le monde était prêt à monter dans le car pour aller jusqu’à Tivoli, ville située à l’est de Rome, à une trentaine de kilomètres. Notre matinée a débuté par un parcours dans les 40 hectares de la Villa Hadriana, la villa de l’empereur Hadrien, édifiée au IIè siècle. Ce vaste ensemble paraît assez confus au premier abord, car il n’obéit pas à une organisation classique mais reflète tous les voyages entrepris par cet empereur. Il n’a pas été facile de s’y retrouver, heureusement nous pouvions compter sur Adrien et Clément pour nous guider avec le plan, et Antoine pour nous montrer au fur et à mesure des reconstitutions des bâtiments de l’époque. Ils se sont montrés très impliqués dans cette mission. Nous avons ainsi pu admirer les vestiges d’un stade, de thermes, de bibliothèques, de bassins et promenades et enfin d’un curieux théâtre maritime : en réalité, une villa miniature isolée sur une île artificielle où l’empereur se reposait des fatigues du pouvoir.
Revigorés par notre pique-nique et une nouvelle séance de shopping, car il y a beaucoup de monde à gâter, nous avons repris notre marche vers la Villa d’Este, une villa du XVIè siècle : celle d’Hippolyte d’Este, cardinal mégalomane dont les rêves de grandeur ont fait naître quelques hectares de jardins enchanteurs. Que d’eau, que d’eau, mais pas sur nos têtes, non, non... dans les innombrables fontaines qui jalonnaient notre parcours. Cette fois, c’est Pierrick qui, d’une main de maître, a pris la direction du groupe. Il nous a menés à travers les allées et nous nous sommes laissés surprendre par le charme de la nature associée aux jeux d’eau. C’est dans une ambiance vraiment joyeuse et conviviale que nous avons profité tous ensemble de cette parenthèse bucolique.
Demain, ce sont les filles de 4ème qui relèveront le challenge de guider les "Ecureuils" (nom attribué par Adèle au groupe, et adopté par tous !) dans quelques rues de Pompéi avant la visite du guide officiel...Que d’eau, que d’eau, pas dans les fontaines, non, mais sur nos têtes... Enfin presque !
Notre troisième jour en Italie a été totalement consacré à la visite, mythique, du site de Pompéi. Mais Pompéi, ça se mérite. Un mythe, ça ne se trouve pas comme ça, sur le seuil de sa porte ; il faut faire des efforts pour y avoir droit... Alors, ce matin, il a fallu monter dans le car à 7h30, rouler 3h sous une pluie battante, un véritable déluge, pour arriver sur place. Comme nous en avions le temps, et que la législation le permet sur le sol italien, nous avons profité du voyage pour revoir un docu-fiction sur Pompéi et un reportage sur le travail des chercheurs qui continuent d’y faire chaque année de nouvelles découvertes : archéologues, restaurateurs d’œuvres d’art, et même experts en analyse ADN.
Etant donné le temps, nous avons retardé un peu l’entrée sur le site et fait un arrêt dans un supermarché, en quête de pasta à vous ramener. Du coup les filles de 4è nous ont guidés entre la coppa et le saucisson, les bruschetta et les gressini ; elles pourront réellement prendre la tête des Ecureuils aux musées Capitolins demain.
Cet intermède a permis un retour timide du soleil, puis beaucoup plus franc et lorsque nous avons retrouvé le guide à 13h nous avions retiré les imperméables et sorti les lunettes de soleil ! Angelo nous a fait marcher sur les traces des habitants en nous aidant à imaginer la ville de l’époque grâce à des reconstitutions ; nous sommes entrés dans l’intimité des Pompéiens, d’abord en allant rendre visite aux membres de la famille dont les moulages des corps sont toujours présents dans le "Jardin des Fugitifs". L’éruption les a bloqués là depuis près de 2000 mille ans et les moulages renferment ce qui reste de leurs ossements (sans qu’on les voie puisqu’ils sont dans le plâtre). Cette découverte a immédiatement suscité l’émotion et la compassion des jeunes. Puis en arpentant les rues pavées, nous avons fait halte dans un thermopolium, au théâtre, dans la maison de Ménandre, aux thermes ou encore au Forum.
Avec tout de même un peu d’imagination, la magie d’Angelo a fait son œuvre. Nous tenons ici à dire que nos élèves ont fait preuve d’une qualité d’écoute et d’un intérêt remarquables. Quand Angelo ouvrait la bouche, tous se taisaient et s’efforçaient de profiter de chaque explication, malgré parfois le bruit d’autres groupes. Et cela durant trois heures... Nous sommes très fières d’eux, bravissimo !
Ensuite, retour au car, non sans mal après avoir "égaré" le groupe de Tiffauges - mais nous l’avons retrouvé ! - et comme vous pourrez le voir, c’est Antoine qui nous a ramenés au bercail. Si, si ! Une vocation ?... Et puisque tout cela les a inspirés, d’autres envisageraient bien une carrière d’archéologue pour mettre à jour le tiers de la ville de Pompéi restant à fouiller. On travaille même l’orientation, les PP pourront nous remercier. Et qui a dit que le latin n’était pas tourné vers l’avenir ?
Du Vatican au Capitole, une journée placée sous le signe des dieux !
Jour 4 : La fatigue commence un peu à se faire sentir, mais nos vaillants latinistes tiennent bon et nous étonnent par leur endurance. Ce matin, après le passage rituel dans les bouchons romains, nous avons pris le chemin du Vatican. L’objectif : visiter la basilique Saint-Pierre. Et ce ne fut pas une mince affaire. La file d’attente s’étirait sur toute la place, nous avons patienté presque une heure mais dans la bonne humeur et sans que personne s’impatiente. Il fallait juste veiller à ne pas se perdre dans la foule, ni se faire doubler par la droite, par la gauche, par des Japonais, par une guide italienne en colère (etc). Deuxième épreuve : il fallait passer les portiques de sécurité. Marty : "Mais Madame, ma gourmette, elle va biper ?" Gaëlle : "Attendez, j’enlève ma ceinture !" Madame Limousin a fini par répondre que "nous allions tous finir en slip". On vous rassure, même habillés, nous sommes finalement passés, et sans biper. Ouf !
Une fois divisés en deux petits groupes pour se faufiler partout et se donner discrètement les explications, nous avons pénétré dans ce haut lieu. Et là : "Wow !" 21 élèves captivés par la richesse et la grandeur de la décoration ont guetté la Pietà de Michel-Ange, sont restés recueillis et impressionnés devant le tombeau tout simple de Jean-Paul II, ont effleuré le pied de Saint-Pierre, déjà bien usé, le pauvre... Certains ont eu la chance de voir les tombeaux des Papes dans les grottes vaticanes. Certains seulement, le groupe qui avait bien choisi son guide (Mme Bouchet étant un GPS moins fiable que Mme Limousin : "Faites demi-tour avec prudence...Oui, on sort, non, on rentre..."). La coupole de Michel-Ange a suscité de vraies questions de fond, par exemple de la part d’Emma : "Mais ils avaient de sacrées échelles !"
Une fois dehors, au grand soleil, nous avons pris la direction du Château Saint-Ange. Nous y avons fait notre pause pique-nique, avant de refaire une bonne petite marche. Notre balade à 106 ne passait pas inaperçue et a semble-t-il irrité une dame italienne qui a joué des coudes au sens propre pour nous le faire comprendre ; Anthony devrait rentrer avec un beau bleu sur l’épaule ! Sur la route, l’Area Sacra et le Théâtre de Marcellus. Nous sommes ainsi arrivés jusqu’aux musées capitolins, sur une colline autrefois sacrée.
A ce stade, nos courageux marcheurs, sous un soleil plus que généreux, avaient déjà fourni un bel effort. Ils auraient pu renoncer, perdre patience. Ils auraient pu ne pas écouter, ou se distraire, ou s’assoir dans tous les coins... Mais non ! Léa et Emma en tête, plan à la main, nous ont guidés en établissant elles-mêmes l’itinéraire à travers des salles où nous avons vu grandeur nature toutes les œuvres capitales étudiées pendant le cours de latin : la mythique louve de bronze, le buste de Brutus, le Galate mourant, la fresque d’Hannibal sur son éléphant... Les élèves, mobilisant tous leurs souvenirs avec énergie, ont même attiré notre attention sur des œuvres que nous n’avions pas repérées, comme une sculpture d’Hercule bébé étranglant les serpents. Antoine, décidément notre mascotte pour la photo, s’est même pris pour Vénus dans une alcôve, mimant la posture de la statue... Nous vous laissons comparer l’original et la parodie !
Emportés par la joyeuse complicité du groupe, les élèves ont même improvisé une photo de groupe très très détendue, on ose à peine vous dire où. Bon, si, on vous le dit : dans le musée ! "Quoi ? Madame Bouchet et Madame Limousin, autoriser une chose pareille ??" Si si ! - Mais dans l’escalier du sous-sol, près des toilettes ! Ce cliché reflète tellement bien la franche camaraderie qui règne ici. D’ailleurs, forts de cette cohésion, nous avons écrasé Tiffauges dans le car lors de la traditionnelle bataille du "C’est aux Brouzils, qu’on g***, qu’on g****..." Le chauffeur nous a déclarés vainqueurs par KO et Mmes Bouchet et Limousin ont bien failli perdre leur voix à montrer l’exemple !
5ème jour : Vendredi matin, nous avons dit au revoir, parfois avec émotion, aux familles qui nous ont accueillis pendant quelques jours. Puis nous avons repris le car direction Florence !
Après 3 heures de route, nous arrivons à Firenze. Une nouvelle fois, le soleil est au rendez-vous et c’est avec émerveillement que nous découvrons les rues de Florence.
Nous nous installons pour pique-niquer sur la Piazza Santa Croze face à la magnifique basilique du même nom. La chaleur nous encourage à céder à la tentation d’une bonne glace italienne.
Après avoir repris des forces, nous nous dirigeons vers la piazza del Duomo, baptisée ainsi en rapport au Lys de Florence ou Duomo. Les élèves sont restés stupéfaits devant la cathédrale Santa Maria del Fiore, accolée au campanile de Giotto et face au Baptistère Saint-Jean.Ces monuments classés au patrimoine mondial, marquent le début de l’architecture renaissance. Ces monuments sont recouverts de multiples marbres de couleurs, de mosaïque et de nombreuses statues.
C’est aussi sur cette place que certains élèves ont du mettre la main au porte-monnaie pour pouvoir satisfaire leur besoin naturel. 1€ pour aller aux toilettes, alors on prend notre temps !
Nous avons ensuite repris notre marche afin de gagner le Palazzo Vecchio qui est l’hôtel de ville de Florence. Ce palais-forteresse, situé sur la Piazza della Signoria, est un des plus beaux bâtiments de la ville. Nous avons pu entrer dans la première cour du palais, où se trouve une fontaine ainsi que de nombreuses peintures.
A l’extérieur, la Loggia des Lanzi, galerie à voûte en arcades, abrite de nombreuses statues du musée de la Galerie des Offices comme, entre autres, le Persée tenant la tête de Méduse de Cellini, L’Enlèvement des Sabines et Hercule en lutte contre le Centaure de Giambologna.
Vers 15h, nous prenons le chemin d’un autre symbole de Florence : le Ponte Vecchio. Construit en bois dès l’époque romaine, il fut reconstruit en pierre en 1345. A l’origine, on y trouvait des ateliers de tanneurs, bouchers ou tripiers. Mais au XVIème siècle, les Médicis incommodés par les odeurs de ces artisans, décidèrent d’y installer des bijoutiers et joailliers. Le Ponte Vecchio échappa à la destruction en 1944, lors de la retraite des troupes allemandes car sa largeur limitée ne permettait pas le passage des chars alliés. Aujourd’hui, ce pont est toujours un haut lieu de la joaillerie de luxe.
Nous regagnons ensuite la piazza della Signoriala pour la visite prévue à la Galerie des Offices. La menace d’une grève générale en Italie a failli nous faire rater la découverte du plus beau musée de peinture d’Italie. Mais ouf : il semblerait que la grève soit repoussée d’une semaine !
Nous sommes donc entrés au musée pour admirer les toiles de grands maîtres de la Renaissance comme La Naissance de Vénus et Le Printemps de Botticelli, L’Annonciation de Léonard de Vinci, ou encore des tableaux de Piero della Francesca.
A ce stade de la journée, la fatigue était bien réelle. Heureusement, une belle pizza nous attendait au restaurant et c’est totalement revigorés que nous sommes repartis pour une balade nocturne dans Florence. Le Duomo a ainsi été témoin de nos chants et de nos poses photos plus ou moins sérieuses ...
Le reflet des lumières sur les eaux nous ont offert une autre vision de la ville et c’est remplis de ces superbes panoramas que nous sommes remontés dans le car pour le début du retour versSamedi 19 octobre, fin du voyage pour les latinistes ...
Vendredi soir, 21h00, nous reprenons le car à Florence direction la France.
C’est Laurent notre chauffeur de la semaine qui prend le volant pour la première partie du voyage.
Harry Potter nous accompagne pour le début du trajet. Mais très vite, les yeux se ferment, épuisés par une semaine italienne intense.
A 6h, nous arrivons à Chamonix et nous devons dire au revoir à Lolo, qui cède le volant. Nous remercions chaleureusement ce chauffeur qui avec son humour et sa gentillesse a largement contribué à la réussite de voyage.
7h, première pause pour le petit déjeuner et un brin de toilette.
A Montluçon, lors de notre repas, nous abandonnons les pâtes pour des frites et du poulet. Retour en France bien apprécié !
Les heures s’égrainent et nous avons tous hâtes de regagner nos pénates. Mais législation oblige, nous sommes contraints de faire une pause d’une 1/2 heure sur l’aire de repos ... des Herbiers !! Grrrrrrr, si près du but, ça énerve un peu !
De nouveau dans le car, nous lançons une battle musicale contre nos amis de Tiffauges. On n’est pas chauvin, mais on peut dire qu’on a encore gagné très facilement.
Nous profitons du trajet Tiffauges - Les Brouzils pour recueillir les impressions des élèves sur leur semaine.
En voici quelques unes : Très bon voyage ; Bonne ambiance, belles découvertes
Fantastique ; J’ai appris plein de choses ; super bonne expérience ; trop génial ;
gigantesque ; exceptionnel
Quel beau point final pour ce voyage !

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Agenda
juin 2017 :

Rien pour ce mois

mai 2017 | juillet 2017